Visite du Ministre dans la zone ORS
Dr Nango DEMBELE sur le Barrage de Tnsougou
LE NOUVEAU GOUVERNEMENT
Dr Nango Dembele en zone cotonnière CMDT
Un ministre satisfait de ce qu’il a vu et entendu
La distribution des équipements agricoles du second programme de 500 tracteurs doit commencer incessamment

La CMDT holding : La campagne 2017/2018 classe la compagnie première productrice de coton en Afrique avec de plus 700 mille tonnes

La Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) a tenu, le jeudi 28 décembre 2017 dans la salle de conférence de l’hôtel Amitié, sa  84ème session du conseil d’administration du bilan mi-parcours de la campagne 2017-2018. Présidée par le prof. Baba Berthé, Président directeur général de la CMDT holding, la cérémonie d’ouverture des travaux a eu lieu  en présence de Pape Ibrahim Diack, Abdoulaye Seydou Sissoko du ministère en charge de l’Investissement ainsi que de plusieurs administrateurs.

Les points inscrits à l’ordre du jour portaient sur : l’examen du projet de budget 2018 et le plan de passation des marchés au titre de l’exercice 2018.

Selon le PDG de la CMDT, le projet du budget soumis à l’examen a été élaboré dans un contexte marqué par une augmentation du volume de la production du coton graine, qui selon les prévisions données, devraient dépasser 700 mille tonnes de coton graine. S’agissant du budget, le prof Berthé dira qu’il est arrêté : en produit à 326 milliards 079 millions f CFA soit une augmentation de 18% par rapport à l’exercice précédent ;  en charges à 309 milliards 958 millions f CFA soit une augmentation de 17% par rapport à l’exercice 2017  et en investissement 35 milliards 229 millions de f CFA.

Cependant, il ne faut pas oublier que c’est en période d’abondance qu’il faut gérer les temps de pénurie, a fait savoir le prof Baba Berthé. Et d’ajouter que le projet du budget traduit l’engagement pris pour maîtriser et rationaliser les dépenses de la société.

Par ailleurs, le PDG de la CMDT, a souligné que malgré une difficulté pluviométrique capricieuse, la campagne 2017-2018 enregistrera une production record de coton graine d’environ 706 mille tonnes contre 647 mille 300 tonnes, la campagne précédente, soit une hausse de 9%. Le rendement enregistrera la même tendance. Il a été estimé à 1 003 kg/ha contre une réalisation de 987kg/ha, la campagne précédente soit une hausse de 2%. Quant à la production céréalière, explique M. Berthé, il est attendu 2 millions 195 mille tonnes (maïs, mil, et sorgho) contre 2 millions 143 mille lors de la campagne 2016-2017. Cette production couvre les besoins en céréales des productions de la zone CMDT. La commercialisation du coton graine est en cours et se déroule normalement, a ajouté le prof. Berthé avant de dire qu’à la date du 25 décembre 2017, les achats ont porté sur 146 mille 900 tonnes en 2016-2017, à la même période, soit 21% de la prévision. La valeur payée aux producteurs est de 36 milliards 724 millions 488 mille 250 de f  CFA.

S’agissant de la production industrielle, M. Baba Berthé a fait savoir que la campagne d’égrenage 2017-2018  a démarré officiellement  le 11 octobre 2017 à Koutiala.  A la date du 25 décembre 2017, explique le PDG de la CMDT Holding, il a été égrené  280 millions 724 mille 600 kg de coton graine soit environ 40% de la prévision comptage, contre 248 millions 777 mille 390 kg en 2016-2017, à la même période. Les rendements fibre et graine enregistrés sont respectivement de 41,20% et 54,40% contre 41,03%  et 54,63% en 2016-2017. Pour un objectif de campagne de 4048 tonnes, la cadence journalière est de 4571 tonnes.

En parlant de la commercialisation de la fibre et de la graine, le prof Berthé dira à la date du 25 décembre 2017, les chiffres du classement industriel donnent 112 mille 090 tonnes de fibre. La production de fibre classée parmi les types de tête représente 74% pour un objectif de 73,82% contre une réalisation 63,7% la campagne précédente. Nous constatons en ce début de campagne une nette amélioration de la qualité de la fibre par rapport à 2016-2017 et une augmentation de la production de soie 15/32 soit 30% contre 22% en 2016-2017.  Les ventes de la fibre 2017/2018 ont commencé le 21 juillet 2016 et se poursuivent à ce jour. Elles ont porté sur un total de 195 mille 963 tonnes à un prix moyen de 1 014 f CFA/kg valeur faciale des contrats.

Les évacuations vers les ports d’embarquement ont déjà commencé, a souligné le PDG de la CMDT. Et d’ajouter malgré les perturbations enregistrées sur le corridor de la Côte d’Ivoire, qu’à ce jour, plus de 48 mille tonnes de fibre sont sorties des usines. Les instructions des clients reçues, par anticipation pour embarquement en décembre 2017, portent sur 42 mille tonnes sur lesquelles 10 mille 987 tonnes ont déjà été embarquées.

Les mises en ventes anticipées de graines marchandes de coton ont porté  sur 345 mille 400 tonnes sur lesquelles 275 mille tonnes ont été effectivement payées, à cette date. Le prix de la cession de la graine huilerie de la campagne 2017/2018 a été fixé à 92 mille f CFA la tonne hors taxe soit 108 mille 560 f CFA la tonne toutes taxes comprises.

Pour terminer, le prof Baba Berthé a fait savoir que pour la deuxième année consécutive, la CMDT holding va enregistrer une production record de coton graine. La productivité et la qualité se sont nettement améliorées ainsi que les ratios de transport et d’égrenage. Le prix moyen de vente de la fibre, à cette date, est réconfortant.

Mamadou DOLO

 

Politique de développement agricole : LE FONDS NATIONAL D’APPUI À L’AGRICULTURE BIENTÔT OPÉRATIONNEL

L’opérationnalisation du guichet n° 1 du Fonds national d’appui à l’agriculture (FNAA) était lundi au centre d’un atelier organisé par le Centre national de la recherche agricole (CNRA). Lancés dans la salle de conférence de la Maison des aînés par le représentant du gouverneur du district de Bamako, Yaya Waïgalo, les travaux ont aussi enregistré la présence du directeur régional de l’agriculture de Bamako, Souleymane Yacouba Maïga et d’une foule de consultants nationaux et internationaux.
« L’atelier régional de restitution des résultats de l’étude de faisabilité pour l’opérationnalisation du guichet n° 1 du Fonds national d’appui à l’agriculture » était l’intitulé de cette rencontre qui a duré 2 jours. Et dont les objectifs essentiels sont l’analyse participative sur les prélèvements possibles en vue du financement des activités agricoles dans le cadre du Fonds national d’appui à l’agriculture (FNAA) et l’identification participative d’autres niches de financement.Le FNAA a été créé par la loi n° 10-031 du 12 juillet 2010 sous forme de compte d’affectation spécial du budget de l’Etat. Ses sources d’alimentation sont, entre autres, les subventions de l’Etat et des collectivités territoriales, la contribution des organisations professionnelles agricoles, le prélèvement d’un pourcentage des redevances perçues par les organismes de développement rural. Cette étude de faisabilité, dont les résultats sont rendus publics, a été commanditée en début 2016 dans le cadre des appuis du Projet d’amélioration de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP). Réalisée par une équipe de consultants, cette étude a permis de rencontrer de nombreux représentants des différents groupes d’acteurs concernés par l’opérationnalisation du FNAA parmi lesquels les responsables de préparation et de mise en valeur des politiques du secteur, les producteurs et leurs organisations, le secteur privé, les prestataires de services, les financiers, entre autres.
Pour le représentant du gouverneur du district de Bamako, Yaya Waïgalo l’opérationnalisation du FNAA permettra de remédier à la problématique des aléas climatiques et de la méfiance des banques envers le secteur. Avec un périmètre d’intervention élargi allant de la sécurisation foncière des exploitations familiales à l’acquisition des intrants essentiels à l’accroissement de la productivité en passant par l’alphabétisation des producteurs, le fonctionnement de l’actuel FNAA achoppe sur plusieurs points. Parmi lesquels l’on peut citer la non association des organisations professionnelles agricoles à la conception du FNAA et le manque de fonctionnement du FNAA. Un inventaire de toutes les activités agricoles et péri-agricoles à financer par le guichet n° 1 qui est dédié au développement agricole et leur validation par les bénéficiaires et partenaires du FNAA, la connaissance des modalités de financement de chaque activité par le Fonds sont les résultats attendus par ces deux jours de travaux.
K. D.

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