PDI-BS/ LES COMPOSANTES DU PROGRAMME

clinic sans-serif; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;">Dans sa mise en œuvre, le PDI-BS est conçu selon  l’approche filière avec la riziculture comme culture motrice,  pour le développement des trois autres sous-secteurs, pris en compte dans le Programme, à savoir : le maraîchage, la pisciculture et  l’élevage, d’où son articulation   autour des quatre composantes ci-après :

Composante A : Développement des infrastructures de production 

 Cette composante couvre essentiellement :

(i)                   la construction du seuil de Djenné et ses ouvrages connexes ;

(ii)                 l’aménagement en submersion contrôlée garantie d’environ 14.000 ha de terre dans la zone de Djenné ;

(iii)                 la construction d’un seuil hydro- agricole à Kourouba pour relever le plan d’eau du Sankarani et assurer la sécurisation de l’alimentation en eau des stations de pompage du périmètre de Maninkoura, afin de garantir son approvisionnement en eau en toutes saisons ;

(iv)                 l’extension des aménagements au niveau du seuil de Talo (Moyen Bani) pour permettre la mise en valeur de quelque 10.500 ha en submersion contrôlée

   

Travaux  avancés à  84,25 % pour un délai consommé de 83,78 %,

Composante B : Accroissement de la production et de la productivité des systèmes agro-sylvo-pastoraux et piscicoles 

Cette composante prend en compte la plupart des actions en amont et en aval de la riziculture, de la production de lait, de viande et de poisson. Ainsi, elle prévoit la fourniture aux riziculteurs des intrants nécessaires à l’intensification de leurs exploitations, tels que les engrais et les semences ; elle prévoit aussi la mise à disposition des éleveurs de pâturages améliorés et de services vétérinaires de proximité et de bonne qualité ; et une assistance pour l’aménagement et la gestion de mares et /ou étangs piscicoles. A ces fins, la composante s’adossera sur un système de crédit, à mettre en place avec les institutions de micro- finance et/ou la BNDA dans le cadre d’une convention de partenariat  équitable.

D’autres actions sont prévues dans cette composante,  notamment, les subventions pour les jeunes, afin de les aider à constituer des GIE générateurs de revenus, l’installation de mandataires et auxiliaires vétérinaires, des activités de recherche- développement, l’encadrement spécifique des femmes en matière de maraîchage, etc.

Composante C : Renforcement des capacités et appui aux initiatives locales

Cette composante prend en charge toutes les activités transversales aux autres composantes et dont le but est soit de faciliter l’exécution desdites composantes, soit de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans leur exécution. Ces mesures incluent, entre autres, des études, des activités génératrices de revenus en faveur des femmes, des actions d’appui institutionnel et des actions de protection de l’environnement, telles que le reboisement et la mise en place d’un système de suivi environnemental, y compris le suivi des crues du Bani.

Aussi, elle comporte une subvention à certaines communes rurales pour financer les activités prioritaires identifiées dans le cadre de leurs PDSEC, notamment dans la zone de Djenné.

En fin, la mise en œuvre du Plan d’Action de Réinstallation (PAR) des populations affectées par la retenue du barrage-seuil de Djenné sera financée dans le cadre de cette composante, pour un coût estimé à 850 millions FCFA entièrement prise en charge par le Budget National.

   

Composante D : Gestion du Programme

La gestion du programme est fondée sur deux principes directeurs :

  1. La pérennisation de la gestion du Programme par son intégration dans les structures administratives nationales ;
  2. Le partenariat public- public et le partenariat public- privé.

Pour ce faire, le partenariat se fondera sur la concrétisation de la devise « faire- faire » selon le principe « gagnant- gagnant » qui consistera à confier aux structures spécialisées de l’administration, ou aux partenaires privés tels que les ONG, les institutions de micro- finance, qui ont les compétences et le savoir-faire nécessaire, les tâches ponctuelles que le Programme souhaiterait entreprendre. Ainsi des actions de reboisement serontconfiées au service de la conservation de la nature, les activités de recherche à l’IER, etc. Ce partenariat sera formalisé dans le cadre de conventions et/ou de contrats de performance, qui définiront les objectifs, les rôles et responsabilités des partenaires.

 

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