Les écoles de formation agricole

L’Agriculture reste, store au Mali, site le plus important secteur en termes de valeur ajoutée (VA), bien que sa part dans le PIB ait un peu diminué ces derniers temps. Les activités agricoles (comprenant aussi le maraîchage, l’élevage, la sylviculture, la chasse et la pêche) représentent40% de la VA de l’économie, part qui a légèrement baissé entre  1980 et 2004 et surtout depuis le milieu des années 90 lorsque la VA du secteur secondaire à commencer à croître (à cause de l’or).

Les dispositifs de formation agricole et rurale

Les dispositifs de formation agricole et rurale se répartissent entre la formation diplômante, la formation agricole qualifiante et la formation agricole informelle.

Les dispositifs de formation initiale

Les dispositifs de formation initiale se répartissent entre les établissements de formation agricole diplômante (secondaire, supérieure, public et du privé)

Les établissements de formation agricole secondaire diplômante
Les établissements Public sont entre autres les Centres d’Apprentissage Agricole au nombre  de trois (3)

 Les CAA : Au nombre de trois, Les Centres d’Apprentissage Agricole sont implantés dans trois régions mais couvrent l'ensemble du territoire. La capacité totale des CAA est de 150 élèves par recrutement, soit en moyenne 50 par centre.

Les CAA recrutent sur concours les élèves les titulaires du DEF. La durée du cycle est de trois (3) ans. L’examen de fin de cycle est sanctionné par un Certificat d’Aptitude professionnelle Agricole (CAPA).

Le CFPE de Sotuba a une capacité annuelle d’accueil du CFPE est de 60 élèves. Le niveau de recrutement ainsi que la durée du cycle sont les mêmes que dans les CAA. Les programmes de formation sont basés sur les disciplines zootechniques et vétérinaires. Les études, au terme des 3 années, sont sanctionnées par le Certificat d’Aptitude Professionnelle en Elevage (CAPE).

Le centre de formation pratique en foresterie (CFPF) de Tabakoro
Au départ il avait pour mission d’assurer la formation initiale en trois (3) ans des Agents Techniques Forestiers et la formation continue du personnel d’encadrement du secteur forestier et de la pêche à travers des stages de recyclage et de perfectionnement.
La capacité d’accueil du CFPF est de 45 élèves. Le niveau de recrutement des candidats est le même que pour les CAA et le CFPE. Les programmes de formation sont essentiellement axés sur les disciplines forestières et halieutiques. Actuellement la durée du cycle est de 4 ans et la formation est sanctionnée par le brevet de technicien en eaux et forêts.
L’Institut de Formation Professionnelle Malick Sidibé (ex Lycée Technique Agricole de Koutiala) est présentement le seul établissement public de formation agricole secondaire sous la tutelle du Ministère de l’Education Nationale. Créé en mars 2004, l'IFPMS de Koutiala remplace aujourd'hui le Lycée Agricole qui a ouvert ses portes en 1986. L'IFPMS de Koutiala a pour mission d'assurer la formation initiale dans les domaines techniques et professionnels.
L'Institut de formation professionnelle reçoit sur simple orientation des titulaires du DEF. Les élèves âgés de 16 à 17 ans accèdent au Cycle BT et ceux dépassant 17 ans sont orientés au CAP.
Les Établissements privés
Ils sont seulement au nombre de quatre (4) ; ce sont :

  • Le CFAP : Le Centre de Formation Agro-pastoral de Bamako, créé en 1986 et implanté dans le district de Bamako
  • Le CAPS : Le Centre Agro-pastoral de Ségou créé en 1999 et implanté dans la ville de Ségou
  • Le CFPPAS : Le Centre de Formation Professionnelle pour la Promotion de l’Agriculture au Sahel de Gao, créé en 1999 et implanté dans la ville de Gao
  • Le CFPR : Le Centre de Formation Polytechnique Rurale de Kita, créé en 2000 et implanté dans la ville de Kita. Ces établissements préparent tous en quatre (4) années de formation les élèves titulaires du DEF au Brevet de Technicien Agropastoral. Les inscriptions sont libres, individuelles et  payantes. Ils reçoivent aussi sur orientation du Ministère de l’Education Nationale, des titulaires du DEF de la filière gouvernementale. Le Ministère de l’Education Nationale à travers la Direction Nationale de l’Enseignement Technique et Professionnel (DNETP) et le Centre Nationale de l’Education (CEN), arrête les contenus des programmes et définit les méthodes pédagogiques.

Les établissements de formation supérieure

  • Les établissements publics:

L'IPR/IFRA (L’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée)
L’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée de Katibougou est le  seul établissement supérieur dédié exclusivement à la formation agro-sylvo-pastorale dans notre pays. L'IPR/IFRA pour missions : la formation initiale des techniciens supérieurs dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, des eaux et forêts et du génie rural ; la formation initiale des ingénieurs agronomes, agroéconomistes, zootechniciens et des ingénieurs des eaux et forêts ; la promotion de la recherche scientifique et technologique ; la formation continue des cadres du développement rural et des jeunes diplômés désirant s’installer à leur propre compte dans le secteur rural ; la formation des communautés rurales.
Conformément à ses missions, l’IPR/IFRA a actuellement trois cycles de formation :
- le cycle technicien supérieur ouvert aux titulaires du baccalauréat (séries sciences biologiques et sciences exactes) ou du diplôme de technicien ancien régime de l’IPR, sur examen de dossier pour une formation de deux (2) ans.
- Le cycle ingénieur (en agronomie, zootechnie et eaux et forêts), ouvert aux titulaires du DEUG - Diplôme d’Etudes Universitaires Générales ou du DUTS pour une formation de trois (3) ans ;
- Le cycle maîtrise en vulgarisation agricole, ouvert aux professionnels de la vulgarisation titulaires du diplôme de technicien ancien régime de l’IPR, pour une formation de quatre (4) années.

L'ISFRA : Institut Supérieur de Formation et de Recherche Appliquée L’Institut Supérieur de Formation et de Recherche Appliquée, créé en 1981, est un établissement public rattaché à l’université de Bamako et placé sous la tutelle du Ministère de l’Education Nationale. Il offre des formations post-universitaires (DEA ; DESS et Doctorat) dans les domaines de l’environnement, des sciences du sol, de la protection des végétaux. La durée de la formation est de 2 ans pour le DEA et le DESS, à partir de la maîtrise et sur concours, et 4-5 ans pour le doctorat pour les titulaires du DEA.

  • Les établissements privés

L’université Mandé Bukari L’université Mandé Bukari, établissement privé de formation
supérieure, a été créée en 1999. Elle offre, entre autres, des formations universitaires (DEUG en sciences de la nature en 2 ans après le bac ; ingénieurs agronome, zootechnicien et des eaux et forêts en 3 ans après le DEUG) et des formations post-universitaires (DEA en 2 ans après la maîtrise et Doctorat en 3 ans après le DEA, en environnement, sociologie rurale, économie rurale et technologie alimentaire)

Les Formations agricoles qualifiantes
Les Centres d’animation rurale (CAR)
Ces centres furent créés pour la formation de jeunes agriculteurs. Ils sont nés de la fusion du Service civique et des écoles saisonnières. Placés sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture, ils sont au nombre de 53 dont 12 Centres d'Animation Rurale Mixte (CARM) pour jeunes couples et 41 ordinaires pour jeunes célibataires masculins.
Chaque centre comporte 20 places soit une capacité théorique de 1300 places et donne un enseignement pratique incluant l’alphabétisation, la pratique de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat de service sur deux années. Les épouses, dans les centres mixtes, reçoivent en outre un enseignement spécifique en matière de conservation et transformation des produits agricoles, nutrition, hygiène et planning familial.

Les Formations agricoles informelles
L’éducation informelle se fait de façon fortuite et diffuse. Elle a pour principaux véhicules la cellule familiale, les groupes sociaux, les médias communautaires, les divers mouvements associatifs. Ces formations informelles sont généralement données à travers des canaux de communication à savoir :

  • La presse écrite Il existe actuellement au Mali plus de 43 titres de journaux dont 2 édités en langues nationales (bamanankan et fulfuldé). Ces deux titres, à parution du reste irrégulière, sont les seuls à pouvoir intéresser réellement le monde rural. Les autres, en français réservent, généralement peu de colonnes aux informations sur le développement rural.
  • Les radios de proximité. A côté de l’ORTM et ses stations régionales, il existe actuellement dans notre pays 117 radios libres (associatives et communautaires). Au niveau de l’ORTM, sur les 5904 heures de diffusion de la radio par an, 672 heures sont en direction du monde rural soit 11,38% du temps total des émissions radiophoniques par an. Pour les radios libres, les émissions ne sont pas bien définies en termes de calendrier et d’heures de diffusion.
  • La Télévision. Les émissions audio-visuelles en direction du monde rural, sont assurées par l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM) et des structures privées de rediffusion. Les publics cibles sont en général les producteurs et productrices rurales, les responsables de groupements et d'association de producteurs, l'encadrement de base, formateurs des formateurs, les leaders d'opinion, etc.



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